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Bordeaux : Il suffit d’ajouter de l’eau

by 99kqc

Août est un mois calme en Europe pour les viticulteurs, mais des températures élevées pourraient changer cela.

Les vignobles siciliens ont profité du soleil, tandis que leurs homologues du nord ont lutté contre la sécheresse.

| Les vignobles siciliens ont profité du soleil, tandis que leurs homologues du nord ont lutté contre la sécheresse.

Alors que le temps chaud a vu de nombreux vacanciers se prélasser sur les plages, c’est une autre histoire pour ceux qui restent à s’occuper des raisins.

Parmi eux, les Bordelais pressés, qui ont reçu le feu vert pour utiliser l’eau pour atténuer le stress thermique des vignes, une pratique généralement taboue dans la région la plus influente du vin. Ailleurs, la météo est toujours un problème, tandis que la fraude et le vol font également leur apparition dans les nouvelles de la semaine.

Bordeaux autorisé à arroser ses vignes

Les appellations bordelaises de Pessac-Léognan, Pomerol et Saint-Emilion ont obtenu l’autorisation d’irriguer leurs vignes cette année après que les canicules et les faibles précipitations dans la région menacent les vignes de stress hydrique. Le temps est sec depuis des mois et le service météorologique national français, Météo France, aurait déclaré que juillet 2022 était le plus sec depuis 1959.

Normalement, l’irrigation est interdite dans la région bien que les récentes modifications du code des viticulteurs – le Cahier des Charges – l’aient autorisée sous certaines conditions. Le Cahier des Charges des trois régions n’autorise l’irrigation « qu’en cas de sécheresse persistante et lorsque celle-ci perturbe le bon développement physiologique de la vigne et la maturation des raisins ».

A cet effet, des représentants de l’organisme national français des appellations, l’INAO, se sont rendus en région bordelaise pour faire le point sur la situation.

Selon l’agence de presse AFP, « trois [appellations] obtenu l’autorisation d’irriguer pour tenter de préserver les vignes menacées ». D’autres sources, comme le journal local Le Résistant, ajoutent que l’autorisation s’étend également aux appellations dites « satellites » de Saint-Emilion (Lussac-Saint-Emilion , Montagne-Saint-Emilion, Puisseguin-Saint-Emilion et Saint-Georges-Saint-Emilion) et Lalande-de-Pomerol.

Néanmoins, la région est mal équipée pour l’irrigation (qui ne peut pas être raccordée au réseau d’eau régional et doit plutôt compter sur des fournisseurs et des puits) et beaucoup s’appuient sur une technologie rudimentaire pour fournir l’eau aux vignes. Selon l’AFP, l’interprofession bordelaise mise sur « deux ou trois tempêtes dans les semaines à venir » pour faire « un bon millésime ».

Le label « Sud de France » doit disparaître

Le logo panrégional « Sud de France », souvent rencontré sur les étiquettes des vins de tout le sud de la France, doit disparaître selon l’autorité nationale des appellations françaises. Malgré 15 ans d’utilisation, ornant souvent la contre-étiquette des vins nationaux et d’exportation, le logo n’est pas considéré comme une zone géographique officielle.

« Dans un courrier clairement indiqué, le préfet de région a rappelé aux membres des régions viticoles que l’utilisation de cette mention était en contradiction avec la réglementation relative à la protection des indications géographiques dans le domaine du vin », indique jeudi le journal régional La Dépêche.

La lettre décrivant le déménagement est venue du préfet de région Étienne Guyot et a suivi une réunion/débat public le 1er juillet de cette année.

« En effet, la démarche vise à mettre fin à certaines libertés prises par les professionnels du vin du sud, et notamment de l’Aude, quant à l’utilisation du célèbre logo sur leurs bouteilles », ajoute la publication.

Bien que les premiers rapports indiquent que cette décision ne sera probablement pas contestée, elle est – sans surprise – impopulaire.

« Nous allons essayer de trouver une solution – vous ne pouvez pas supprimer la marque Sud de France des étiquettes de vin du jour au lendemain », a déclaré Gilles Gally, président de l’Union des entreprises viticoles de la Méditerranée (UEVM), au site d’information viticole Vitisphere.com. « Nous Je vais demander à la Direction Régionale de l’Economie, de l’Emploi, du Travail et de la Solidarité (DREETS) ce que l’on peut faire des étiquettes existantes (stock d’étiquettes non utilisées et bouteilles déjà étiquetées) – quels sont les délais ? »

D’autres sont plus optimistes. Alexandre They, président de la Fédération des Vignerons Indépendants de l’Aude et membre du conseil régional, a rappelé que « pour l’export et plus encore pour le grand export, il est plus facile d’identifier Sud de France qu’une micro-appellation ou une petit IGP ». Cependant, il était prêt à se plier à la loi du pays.

« La réglementation nationale et européenne sur la gestion des appellations n’autorise pas l’utilisation de ce nom car la région s’appelle Languedoc Roussillon », a-t-il déclaré à La Dépêche. « Pour ma part, je respecterai le règlement. »

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